Infos pratiques

• Il n'y a pas de moyens de transports pour aller en ville à Tarbes. Il faut se débrouiller avec les patients ayant des véhicules, ou faire de l'auto-stop (ce qui n'est pas du tout conseiller).
• Le coût d'une machine de 6kg est de quatre euros.
• Il y a un bassin plein de petits poissons bizarres devant l'établissement.
• Les patients peuvent prendre deux jours par mois pour rentrer chez eux, ou tout simplement pour faire un break.
• Les patients peuvent prendre une journée par semaines pour aller manger à l'exterieur (soit de 9h à 18h, soit de 14h à 22h30).





Infos pratiques

# Posté le jeudi 07 juin 2007 11:58

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:04

L'entourrage

La famille ne comprend pas ce qui se passe (à moins qu'il y ai déjà eu des antécédents, et encore...). Il y a deux modes de comportement : l'indifférence ou la "surprotection". Trouver le juste milieu face à une personne dépressive et/ou mal dans sa peau n'est pas simple. Même s'il y a beaucoup d'amour réciproque, les gens ne réagissent jamais comme on le souhaiterait. Il vous faut restez vous-même.

Les amis, (s'ils en sont de vrais), ne s'éloignent pas, et font comprendre qu'ils sont là en cas de besoin. Ils appellent, prennent des nouvelles auprès de la famille s'ils le peuvent, conseillent... La dépression fait peur à beaucoup de gens, donc ne pas s'étonner si le cercle d'amis diminue petit à petit.


La dépression n'est pas contagieuse!!





L'entourrage

# Posté le jeudi 07 juin 2007 13:44

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:07

Ma conclusion personnelle

Ma conclusion personnelle
Après plusieurs années perdue dans mes conneries et dans ma dépression, à jongler entre hôpital, clinique, et unité médico-psychologique, je me décide enfin à me prendre en mains grâce à l'aide de nombreuses personnes du corps médical.

Je pars direction les Hautes-Pyrénées le 6 septembre 2006, je suis rentrée définitivement à la maison le 4 avril 2007.

Durant ces 7 mois, je ne suis rentrée qu'un week-end chez moi, (en février) en Bretagne (donc pas tout près), pour faire une surprise à ma mère et à ma famille.

Je peux dire que je vais beaucoup mieux qu'à mon arrivée. Les idées noires ont disparues à force de parler, parler, parler... J'ai tout lâcher, ouvert mon coeur à des gens qualifiés. Je me suis mise à nue...

Certes, j'en ai chier, je ne suis pas la seule...

Aujourd'hui, je suis suivie, je vois une psy tous les quinze jours, ma famille m'aide et me soutiens : c'est ce qui me permet de tenir. Je n'ai pas honte de ce que je suis, ni de ce que j'ai fais, ni de la thérapie que j'ai suivie. Au contraire, je suis fière de moi, fière de tous ceux et celles qui y sont passés avant moi, fière de ceux que j'ai connu là-bas, fière de ce qui s'y rendront...





# Posté le vendredi 08 juin 2007 05:56

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:09

Le suicide en France

Le suicide en France
Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique.

Le nombre de décès par suicide, après avoir connu une augmentation importante, baisse régulièrement depuis 1993. En France, le suicide fait deux fois plus de morts que la route.

On dénombre entre 160 et 180 000 tentatives de suicide par an ; soit plus de 15 fois le nombre de suicidés.

Le nombre de décès par suicide est sous-estimé du fait d'un défaut de déclaration ou de l'existence de suicides "cachés", inscrits dans d'autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.

Le nombre de tentatives de suicide est lui aussi sous-estimé dans la mesure où la comptabilisation se fait par l'activité des urgences hospitalières et que toutes les tentatives ne font pas l'objet d'une hospitalisation.





# Posté le vendredi 08 juin 2007 05:57

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:11

Cicatrices

Cicatrices
Ben voilà le résultat d'années de souffrances. Rien ni personne ne m'a jamais empêcher de me "scarifier" ou de me "mutiler". J'ai été hospitalisée en clinique psy à quatre reprises, c'est dans cet établissement normalement dit "de soin" que je me suis le plus abimée. Les infirmiers ne comprennent pas que ce n'est pas en nous supprimant ciseaux, rasoirs et tout objets tranchants que nous ne pouvons pas nous faire du mal. En ce qui me concerne, il m'a suffit de casser en deux une touillette de café. Les deux bouts sont devenus piquants et c'est de cette manière que je me suis ouverte. Les infirmiers ne réagissent pas, ils font et refont les pansements, menacent de nous mettre en salle d'isolement, mais il n'y a jamais eu d'actes...

Voilà donc l'état de mon bras gauche... Tous les jours qui passent, il faut que je vive avec, il faut que je subisse le regard des gens dès que je suis bras nus... J'ai honte de ce comportement qui fut le miens pendant trop longtemps, mais je sais que je ne pouvait pas m'en passer. Beaucoup de gens ne comprennent pas que les lames (ou autres formes de souffrances physiques) sont pour les dépressifs ce que la cam est aux drogués.

Je n'attends qu'une chose : que ma peau s'use, que mes cellules se renouvelles et que mes cicatrices.





# Posté le dimanche 08 juillet 2007 10:12

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:19