Un mec à foutre en tôle

Un mec à foutre en tôle
Je commence à avoir peur, la date du 13 juillet avance à grands pas... En plus, c'est un vendredi, ca qui n'arrange pas les choses... Un an déjà...

Juillet 2006
: je suis avec Yxxxx, mon copain de l'époque, dans l'appartement de sa mère qui est partie quelques jours. On en profite pour etre tous les deux. On est bien ensemble, déjà 6 mois d'amour et de pur bonheur... Le fils de Yxxxx est avec nous, un petit bonhomme de 7ans.

Jeudi 6
, Yxxx me dit que ses amis de Rennes viennent dans le coin, et qu'il va laissé son fils chez sa grand-mère pour la soirée (voir la nuit). Je refuse, je propose de m'occuper du gamin pendant qu'il sort. Je me retrouve donc dans l'appartement de la mère, seule avec le petit. J'attends Yxxx toute la soirée, il ne rentrera qu'à 5h30 du matin et ne viendras pas se couché près de moi...

Dimanche 9
, jour de la finale de la coupe du monde de football. Un jour de fête et d'euphorie pour tout le monde... On regarde le match, tous les trois dans la chambre. Yxxx reçoit un appel, d'habitude il restait près de moi quand il était au téléphone, là il s'éclipse... Je trouve ca louche...Quelques minutes plus tard, il revient. Je lui dmande qui c'était, il me repond "c'était Julie"...
Julie, Julie... Je connais pas, je demande qui elle est, il me dit qu'elle est bonne et qu'il l'a déjà baisé deux fois depuis que nous sommes dans l'appartement...
Il se prend ma tasse de café bouillant dans la gueule, la tapisserie derrière lui et la moquette sont à changées...Il se prend des claques, me dit que ce n'est pas grave, que "c'est la fidélité de coeur qui compte". Je pleurs, je hurle, je le tappe... Il me suppli de rester dormir là...

Lundi 10
, j'appelle ma soeur pour qu'elle vienne me cherchée. Je passe ma journée à dormir, je ne mange plus... Impression que la vie s'arrête, que les rêves s'écroulent...

Jeudi 13, Yxxxx m'appel, me dit qu'il va chercher des amis à Julie avec elle à la gare. Ils ont passés la nuit ensemble... Il me rappel en début d'après midi, me dit qu'ils sont tous à la plage, qu'il peut pas venir me voir... On raccroche, ma decision est prise... J'attends que ma mère se couche pour sa sieste habituelle, je coupe tous les téléphones, portables et fixes, je monte dans ma chambre avec des boîtes de médicamments... Je prends tous, m'allonge, m'endors...

Samedi 15, j'ouvre les yeux, première pensée : "merde, je me suis loupée..." J'étais en salle réanimation, à l'hopital... Ma mère à mes côtés... Premières paroles qui sortent de ma bouche : "Yxxxx m'a rendu cocue, c'est un connard"... C'est au tour des larmes de faire leurs apparitions... Ma mère sort, Yxxxx rentre et me dit "j'espère que tu n'as rien dis à ta mère"... Puis se sont ses larmes qui viennent, il est triste mais ne se sent pas coupable pour un sous...

Dimanche 16, je suis admise à l'UMP de l'hopital, Unité Médico-Psychologique (urgence psy de l'hopital). Je ne veux voir personne, sauf Yxxxx bizarrement... Il vient me voir tous les jours, et dès qu'il quitte l'hopital, il va chez sa poufiasse... Moi je fais l'autruche, je ne veux rien voir, je souffre... Comme une conne, je lui dis d'y aller, d'y rester, d'y retourner... Il vient me voir, va chez elle, la baise, dors, et revient le lendemain... Je ne m'énerve meme pas, je n'ai pas la force...

Lundi 24, je suis dirigée dans la clinique dont je parle un peu plus haut (article "cicatrices"). Yxxxx vient me voir tous les jours, je refuse de voir ma famille car il a reussir à me mettre en tete que ma famille est mauvaise pour moi et que c'est elle qui me fait tant souffrir... J'y suis donc rentrée un lundi, le lendemain, mardi 25 juillet, Julie se pointe à la clinique ou je suis hospitalisée. Elle voulait "voir à quoi je ressemblais". Nouvelle crise de pétage de plombs envers Yxxxx...

Je rentre chez moi lundi le lundi 7 aout 2006. Et après quelques évennements encore plus tragiques les uns que les autres, je pars pour les Hautes-Phyrénées le 6 septembre 2006. J'y resterai 7 mois... Mais c'est ce qui m'a sauvé





# Posté le mardi 10 juillet 2007 13:41

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:21

Mon vendredi 13

Mon vendredi 13
Moi qui redoutais ce jour, je crois que je peux remercier le ciel...

J'ai appris ce matin que j'étais reprise dans mon ancien lycée. Je vais donc pouvoir commencer mon année de Terminale au mois de septembre. Larmes de joie à la sortie du lycée ce matin...

Je m'explique...
Septembre 2006 : je dois normalement être reprise au lycée où j'ai été depuis ma première seconde, mais, je suis dirigée dans le centre des Hautes-Pyrénées donc je ne pourrai pas faire mon année scolaire normalement... Au lycée, la proviseur me dit que je serai reprise dans l'établissement si je rentre en cours d'année ou si je souhaite me ré-inscrire à la rentrée prochaine. Le CPE (Conseiller Principal d'Education) qui est au courant de mes problèmes de santé, confirme les dires de la proviseur...

Avril 2007 : je rentre en Bretagne après sept mois d'hospitalisation. Je suis bien motivée à reprendre les cours, et a ne pas laisser tomber mon avenir. Je demande donc une inscription au lycée en Première STG afin de pouvoir apprendre ce qui n'était pas au programme quand j'étais en cours, et me remémorer ce que je connaissais déjà (car la session dans laquelle j'étais, était anciennement STT, maintenant, il y a des matières en plus).

Juin 2007 : La proviseur me laisse peu d'espoir quant au fait d'avoir une place en première au lycée... Entre les élèves qui passent dans la classe supérieure et ceux qui redoublent, les places dans les classes qui sont limitées... Déception, on m'avait promis une place... Les choses se mettent doucement en place, je dois donner une lettre de motivation à la proviseur, lui expliquant mon choix de vouloir intégrer le lycée en septembre, ainsi que mes bulletins de première. Je lui fais donc parvenir tout cela, elle me redit qu'elle ne peut pas me promettre de place, et surtout, me dit qu'elle ne me voit pas du tout en première, car j'ai 20 ans et que je vais me retrouver avec des "jeunes" de 16 ans... Je lui répète plusieurs fois que je ne vais pas au lycée pour me faire des amis, mais pour travailler et avoir mon BAC...

Du 10 au 12 juillet 2007 : les choses n'avancent plus, pas de nouvelles du lycée, je fais du sur-place... Ma mère me pousse à prendre rendez-vous à la mission locale afin de voir quelle formation je pourrais éventuellement faire si je ne suis pas prise. De la mission locale, on me dirige vers le CIO, qui me conseille très bien. Le CIO me renvoie ensuite à un rendez-vous dans un autre lycée avec une femme de la MIJ (Mission d'Insertion des Jeunes). Cette dame se dit prête à appeler le lycée pour faire appui. Je ne suis pas vraiment pour... Je fais part au lycée de tous mes faits et gestes concernant mon envie d'être à nouveau scolarisée.

Ce matin, vendredi 13 juillet 2007 : je me rends au lycée, pour voir la proviseur, lui demander si les choses avancent car elle avait dit me donner une réponse aux alentours du 15 juillet. Elle me reçoit dans son bureau, me dit qu'elle voit bien que je suis très motivée et que "j'en veux". A la fin de l'entretien, elle se lève, me regarde dans le blanc des yeux et me lance avec un grand sourire : "allez, viens, on va aller chercher ton dossier d'inscription".

Grande joie, grand soulagement, je quitte le lycée avec les larmes aux yeux, mon dossier dans une main, et l'autre bras au cou de ma mère que je remercie pour m'avoir poussée au derrière...

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 13:15

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:26

Témoignage

Témoignage




L'article qui suit est le témoignage d'une jeune femme que j'ai connue à "La Rxxxxxxxxxe". Nous sommes toujours en contact. Je vous prie de respecter son choix de vouloir rester anonyme... Merci de votre compréhension... (Ce texte n'a été ni modifié, ni arrangé de quelque manière que se soit, je l'ai reçu par mail et ai "simplement" fais un "copier-coller")





"Lorsque j'ai vu Charlotte pour la première fois, je me suis dit « Celle-là, c'est pas possible ». Parce que ma Lotte, elle est entière. Pas sa langue dans sa poche, trop bavarde, trop de beaucoup.
Bref c'était mal parti.

Le temps qui passe, Moi qui change, Lotte aussi. Finalement, on apprend à se découvrir, sous nos carapaces respectives. On partage de plus en plus de choses, au début sans trop y croire tellement nous sommes différentes, opposées. De simples voisines de couloirs, nous sommes devenues indispensables l'une à l'autre dans notre quotidien à la Clinique, fous rires et larmes, coups de gueule et cris, rien n'avait plus d'importance que « de garder contact ».
Lorsque j'ai posé ma date de départ, je ne réalisais pas encore comme elle allait me manquer, physiquement.
Je n'ai pas compris à quel point désormais nous serions liées. Et puis ma dernière thérapie de groupe a eu lieu le mercredi 24 janvier 2007. Je m'étais promis de ne pas pleurer, pour rien au monde lui montrer ce que je considérais alors comme une faiblesse. De rester de marbre. Mais je n'ai pas pu, je me suis effondrée comme une petite fille.
Parce que c'est à cet instant que j'ai pu assimiler notre séparation à ce déchirement que je ressens tous les jours. De deux s½urs que l'on sépare.
Quand est venu le samedi de mon départ, nous avons péché les patients et moi un poisson rouge dans la Mare, ma Lotte était dans le salon fumeur, ne voulant pas venir me dire au revoir. Nous nous sentions déchirées l'une et l'autre. Je suis sortie de la Salle, et j'ai pris le volant.

S'en sont suivis des conversations téléphoniques à n'en plus finir à coup de Freebox, des textos échangés à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, des larmes et des rires encore.
Au mois d'avril, je suis retournée sur Tarbes pour une quinzaine de jour, pour revoir ma Lotte et une autre patiente, douceurs et bons moments partagés, le premier pas pour que nous nous retrouvions de nouveau était franchi.

Toujours garder ce fil entre nous, ce qui nous relie du fond des tripes.

Et puis une nouvelle fois encore ce besoin insatiable de me retrouver auprès de ma s½ur, bravant mon médecin, à moitié ^^, c'est en TGV que je suis allée du côté de la Bretagne pour que nous passions quelques menues journées ensembles, le c½ur léger et en joie de nous revoir.

Et je suis sure d'une chose maintenant : "La Rxxxxxxxxxxe" permet de belles rencontres même si le contexte est particulier et douloureux, rien n'empêche un c½ur qui bat d'aimer...

Je t'aime ma s½ur.

Ta Libellule"

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 19:00

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:29

Mon suivi

Mon suivi
Ayant un passé assez mouvementé, je suis « obligée » d'avoir un suivi médical pour continuer mon travail psychologique. IL NE FAUT PAS, en sortant du centre auquel je fais référence, croire que tout est résolu et que l'on peut se débrouiller tout seul. La sortie est souvent difficile, elle l'est d'autant plus après un long séjour, car on s'habitue aux personnes qui nous entourent, soignants comme patients.

Je suis suivi par une psychiatre, que je vois tous les quinze jours et qui m'aident énormément. Je vois aussi une comportementaliste alimentaire (qui a une formation psy) qui me suit depuis plus d'un an et qui m'a dirigée vers ce centre dans les Hautes-Pyrénées.

Aller voir une psy n'est pas une honte, certain en ont besoin plus que d'autre. C'est une aide médicale comme une autre.

Il faut savoir prendre la main qui se tend vers nous.





# Posté le dimanche 15 juillet 2007 05:06

Modifié le dimanche 30 novembre 2008 06:33